Chanteuse franco-taïwanaise, Estelle Perrault s’est imposée, en quelques années à peine, comme l’un des souffles les plus singuliers du jazz vocal francophone. Sa voix chaleureuse, souple porte une élégance sans apprêt, celle qui ne s’apprend pas. Après avoir tracé son chemin avec une discrète détermination, elle dévoile aujourd’hui Promises, un troisième album lumineux où chaque nuance semble pesée avec justesse.
Sur scène comme en studio, Estelle sait choisir ses compagnons de route. Et c’est là que s’opère la rencontre qui fait la saveur particulière de cette nouvelle aventure : Hugo Lippi, guitariste majeur de la scène européenne, Prix Django Reinhardt 2020, dont le toucher feutré n’a d’égal que la fluidité narrative. Depuis plus de vingt ans, il glisse sa silhouette discrète auprès des plus grands, Michel Legrand, Melody Gardot, Christian McBride, jusqu’à David Lynch.
Entre eux, pas d’esbroufe : une conversation. Une façon de tisser ensemble des lignes souples où la voix trouve son reflet dans la guitare, et la guitare sa respiration dans la voix. Un dialogue qui ne cherche pas l’éclat, mais la justesse. Autour d’eux, le pianiste Noé Huchard et le contrebassiste Thomas Bramerie offrent un écrin d’une retenue admirable, rappelant que l’art du quartet tient autant dans la présence que dans l’espace laissé.
Standards revisités, évocations de la tradition américaine, éclats de modernité : ici, tout circule. On se retrouve dans un moment suspendu, où l’on écoute moins une performance qu’une manière d’être ensemble une connivence musicale qui, sans jamais se montrer, éclaire tout le reste.
Estelle Perrault, voix - Hugo Lippi, guitare
Noé Huchard, piano - Thomas Bramerie, contrebasse
Le dimanche 26 Juillet à 20h45
Scène de la Plage du Bétey
