Andernos Jazz Festival, presque 50 ans !

Une longévité exceptionnelle dans le paysage des festivals de jazz en France.

La passion comme moteur

Lionel Hampton
Lionel Hampton

Le Festival de Jazz est né en 1968 à l’initiative de 5 passionnés de Jazz.

Guy Pérucho, patron du célèbre bar « Club de la plage des Tamaris »,  Roger Maublanc, Christian Morin, déjà clarinettiste avant sa carrière d’animateur TV, Jean  Arnautoux, Dominique Facet, programment cette année-là  Milt Buckner, Claude Bolling, Claude Luter et le quartet de Christian Morin, encore peu connus à l’époque.

 

Avec l’énergie de la passion, le festival grandit et le petit groupe d’amis multiplie les prouesses en accueillant des stars internationales telles que Cab Calloway, Lionel Hampton, Stéphane Grappelli, Carie Smith ou Fats Domino.

 

En 1984, le festival connu et reconnu dans le paysage musical du jazz, est devenu bien trop important pour une association composée de bénévoles ; il est repris par la Mairie. La programmation est alors confiée à l’association bordelaise Musiques de Nuit et dans la lignée, Miles Davis « Prince de tous les jazz » (1987 et 1991), Stan Getz, Dizzy Gillespie, Gilberto Gil, Michel Petrucciani, Herbie Hancock entre autres, viendront envouter le public sous le chapiteau du stade Jean-Marcel Despagne. 

Le Festival envahit la ville

Ben l'oncle Soul en 2010
Ben l'oncle Soul en 2010

 

Dans les années 90, la concurrence d’autres festivals, les cachets de plus en plus élevés, les exigences techniques, et la baisse de la fréquentation amènent la municipalité à  s’interroger sur la forme de l’évènement.

 

En 1994, la mairie reprend l’organisation en régie directe en collaboration avec l’agence Côte-Ouest.

Le Festival se déroule dans les rues et les places de la ville pendant trois jours, puis deux jours, le dernier week-end du mois de juillet, et les concerts deviennent gratuits. Les scènes sont déployées sur l’esplanade de la jetée, au Jardin Louis David et dans les vestiges gallo romains. Les commerçants, le Casino Miami, la Médiathèque, le cinéma Le Rex, la Maison Louis David, partenaires de cet évènement, participent à  son organisation.  Expositions, projections de films, concerts off, déambulations musicales, messe gospel viennent compléter le programme.

 

En 2010, la scène de la jetée accueille le tout jeune Ben l’oncle Soul, qui subjuguera le public par l’énergie et la qualité d’un show « à l’américaine », et en 2011 c'est le Trio Romano-Sclavis-Texier qui fera le bonheur des amateurs dans les jardins Louis David.

A partir de 2015, une programmation recentrée sur le Jazz

Natalia M.King en 2016
Natalia M.King en 2016

La nouvelle équipe municipale propose de nouveaux axes de programmation, revenant à des choix d’artistes véritablement ancrés dans le jazz, identifiés, reconnus ou en devenir.

 

En 2015, entre autres concerts, Christian Morin revient 43 ans après son dernier concert à Andernos, le piano de Jacky Terrasson résonne au bord du Bassin et un Club Jam Session est organisé pour la première fois à la fin des concerts, sur la scène de la jetée. Les musiciens s’y retrouvent avec plaisir.

 

En complément de la scène de l’esplanade de la jetée et son incomparable environnement, de celle des Jardins Louis David et son écrin de verdure,  une scène supplémentaire est installée sur la plage du Bétey, avec le Bassin d’Arcachon en toile de fond. Elle accueillera Nathalia M.King et Stéphane Belmondo en 2016.

 

La programmation, qui s’étale de nouveau sur trois jours, s’oriente vers des musiciens de notoriété internationale et vers de jeunes espoirs nationaux et internationaux, tout en faisant  la part belle aux jeunes talents du jazz de la région, notamment à travers un partenariat avec l’association girondine « Action jazz ». Tom Ibarra et les canadiens du Trio MISC en seront les premiers exemples lors de l’édition 2016.

 

La gratuité des concerts est maintenue et le nouveau visage du festival recueille la satisfaction du public qui se presse devant les scènes.

Ce sont près de 20 000 personnes, amateurs, néophytes, en famille ou entre amis, qui sont venues écouter cette musique aux multiples facettes en 2016.

Un jazz pluriel se décline désormais à Andernos-les Bains, avec la qualité et la jeunesse pour dénominateurs communs.